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mercredi 7 mai 2008

Lucky Rickshaw

Cela fait 2 semaines que je cherche un rickshaw de 25 ans. Les chauffeurs de mon entreprise : Nazareth et Sounil ; le patron d’une auto-école : Kailash ; Marco un mécano ; Worel rencontré dans la rue et enfin Shankar garagiste spécialiste des Auto-rickshaws… Tous sont sur le coup !

Les résultats de leurs recherches sont peu encourageants : Sounil m’a fait bondir deux fois en trouvant deux rickshaws de plus de 25 ans mais dont le propriétaire, après réflexion, ne veut plus le vendre car c’est son « Lucky rickshaw ! » Tu m’étonnes, 25 ans dans la jungle de Bombay sans un accident, ça relève du miracle… !

Marco, Kailash et Nazareth, eux, ont simplement abandonnés. La fameuse loi des : « après 15 ans des services le rickshaw doit être retiré de la circulation » les a refroidis…

Worel, lui, est propriétaire d’un rickshaw de 27 ans mais dont l’engin a disparu. Il a encore les papiers et propose de me les vendre pour une somme prodigieuse… pas folle la guêpe. A coups de bakchichs, les papiers devraient être en règle, il me propose d’acheter n’importe quel rickshaw et de modifier le numéro du moteur… Pas très légal tout ça…

Quant à Shankar… son garage est à quelques pas de mon bureau. Depuis la « Customer care » d’Atos au 6eme étage où j’ai l’habitude de boire mon café, j’ai une vue imprenable sur son atelier isolé du reste de ville. Entre un marécage et un terrain de cricket, il faut emprunter un petit chemin en terre pour arriver dans son espèce de ranch.

Shankar c’est le dieu du rickshaw. Les murs de son ranch sont parsemés de 10 diplômes Bajaj, la plus haute certification officielle pour un réparateur de Rickshaw. Shakar est un pro ! Il a carrément assigné quelqu’un à temps-plein pour me trouver un rickshaw de 25 ans. Il parle un anglais très correct et trouve tout à fait banal de ramener un rickshaw en France...

Ce midi, je lui passe un petit coup de fil pour savoir si « Any things cames up ? ». Yes Sir ! Aujourd’hui, me promet-il, c’est du bon : Il a trouvé un rickshaw de 25 ans. Apres le boulot, je vais donc lui rendre visite. A son habitude, il m’invite dans son bureau, me sert le chai (thé typiquement indien)et passe quelques coups de fils. Après 10 minutes de conversation en Marati (Langage local), il m’explique que le propriétaire ne veut plus le vendre. Et M….! encore un « lucky rickshaw… »

Photo: Perdu dans les marécages, à midi, le ranch à Rickshaws de Shankar fait déjà foule...!

1 commentaire:

FFC a dit…

Génial ! Quel suspens !!
Super la photo du ranch car on a envie de voir la tête de ceux dont tu nous parles...
Je pense qu'il faut aussi que tu te trouves la chemise et le pantalon officiels couleur ...??? indéfinissable mais sûrement choisie pour son côté peu salissant !!