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mardi 27 octobre 2009

PaRickshaw !

Cela fait plusieurs semaines que le rickshaw est à Paris et que je n'avais jamais eu l'envie ou plutôt, l'audace de le sortir. Car sortir le rickshaw ici, c'est prendre des risques. Le risque qu'il tombe en panne au milieu d'un croisement de boulevards, de devoir le pousser sur plusieurs centaines de mètres, le risque de croiser un agent de police têtu, ou encore, celui de faire un accident...

Qu'à cela ne tienne, ce weekend, j'ai choisi de le sortir dans les rues de la capitale. Diane et Quentin m'accompagnent pour la balade.



Excités à l'idée de flâner dans le tricycle tricolore, je les préviens quand même de la difficulté de la chose : "il faudra pousser pour le démarrer (Oui, le kick a lâché..), puis ce sera inch Allah toute la journée..." "Pas de souci Clem, on est chaud!" me dit Quentin.

Photo : 1er arrêt : l'Arc de Triomphe

Arrivés dans le garage, nous poussons avec acharnement l'engin. Rien n'y fait, le moteur ne démarre pas. C'est au 5ème essai, la chemise trempée, que je comprends qu'un court-circuit empêche la bougie de faire son travail.

A 14h le moteur tourne, nous quittons Barbès direction l'arc de Triomphe. Sur la route, nous sommes tombés en panne une dizaine de fois avant que je localise la cause de cette panne récurrente. A chaque fois, Diane et Quentin sont sortis pour pousser le rickshaw !

Nous avons ensuite fait un tour au Trocadéro pour prendre une photo devant la tour Eiffel, symbole suprême de la venue du rickshaw à Paris. Je prévois d'ailleurs d'envoyer le cliché à Ravi, l'ancien propriétaire qui ne reconnaitra pas son véhicule.

A 18H, après 3 heures à vagabonder dans les rues Parisiennes, je dois dire que nous avons eu de la Chance. Le moteur a très bien fonctionné. La circulation de Paris m'a épuisé mais nous avons croisé de nombreux marchands indiens atterrés par la vue d'un Bajaj dans les rues de Paris. Ces rencontres m'ont permis de renouer avec l'Hindi :
- "Tu rickshaw borot atchaat Hai" (Nice Rickshaw !)
- "Sucria Bysap" (Thank you sir)

Photo : Rencontre avec des touristes indiens

Photo : en panne...

Photo : Trocadéro

Photo : Eiffel Tower

vendredi 9 octobre 2009

Bajaj à la mode à Paris

Bajaj Auto est un groupe industriel indien, qui fabrique des véhicules utilitaires légers et des deux roues. Il est le deuxième producteur de deux roues en Inde après Honda. Lucky est de fabrication Bajaj !

Bajaj a sortit un modèle de scooter appelé Bajaj Chetak et qui est carrément copié sur le mytique vespa du constructeur Italien Piaggio. Le moteur ainsi que le design sont très ressemblant. Comme je l'ai écrit plus tôt, le moteur de mon Rickshaw est lui aussi très proche de celui du Piaggio APE. Malheureseusement pas assez proche pour pouvoir me fournir en pièces...

Photo : Piaggio Vespa versus Bajaj Chetak

J'ai quand même une préférence pour le Vespa...

A ma grande surprise, dimanche dernier en me prommenant le long des rives du canal St Martin à Paris, je vois garé un Bajaj Chetak.

Je suis ravi de voir que je ne suis pas le seul à avoir importer un vehicule de cette marque à Paris. Ceci me pousse à peut etre un jour créer un club de passionné !

La preuve en image :

Photo : Bajaj Chetak garé le long du canal St Martin

mardi 29 septembre 2009

Lille > Paris

Photo : Pilote et co-pilote prêt à prendre la route

Lille, Lundi 28 septembre, 9H15 : Le trafic de la ville s'apaise enfin et laisse place à une brume épaisse.

Le rickshaw, ou "Lucky" pour les intimes, est dans les starting block. Chargé d'un bidon de 20 litres, d'une trousse à outils primaire et d'un plan précis de 13 pages imprimées sur Google map la veille... Lucky est prêt à prendre la route pour un long voyage Lille > Paris par les routes de campagne.


Confiant, Pierre m'accompagne pour ce long voyage. J'ai rencontré Pierre à Bombay l'année dernière. Revoir le rickshaw est, pour lui, comme une retrouvaille...

Avant le départ, nous faisons une Pooja afin de bénir et sécuriser le voyage. Impossible d'oublier les traditions indiennes... Nous brisons une noix de coco devant le rickshaw, déposons des fleurs sur la capote rouge et chantons en choeur Om Shanti Om dans la rue. Cette fois, c'est bon ! on peut y aller.

Nous quittons Lille sans encombre et prenons la direction du Sud dans une brume épaisse. Le rickshaw ronronne comme un bébé, le moteur semble apprécier la fraîcheur du nord de la France. Quant à Pierre, il gèle à l'arrière. Après 30 kms, je m'arrête pour retirer la buée du pare-brise, un autochtone nous félicite et Lucky trouve un nouveau fan !

2H plus tard, nous faisons une pause pour laisser le moteur refroidir.

A 13H, nous nous arrêtons déjeuner "Chez Gaby" un restaurant local. Gaby est lui aussi propriétaire d'un véhicule de collection. Nous partageons notre passion avant de reprendre la route sous un soleil radieux.

A travers champs, nous faisons des pauses régulières pour faire le plein ou simplement apprécier le paysage. En tout, il nous a fallu 11H40 pour traverser le Nord, la Somme, l'Oise et l'Ile de France.

Vers 16H, alors que nous arrivons près de Senlis, un joli village à 50 kms de Paris, nous croisons sur la route un couple en Harley Davidson. La moto roule à notre hauteur pour apprécier les décorations du rickshaw quand soudain, son conducteur nous dit:
- "Enorme votre Tuk-Tuk !" Le rickshaw aurait-il trouvé de nouveaux fans ?
- "C'est un rickshaw, il vient d'Inde"
- "ça vous dit de prendre un café?"
Justement, voilà plusieurs kilomètres que nous l'attendions cette pause café ! C'est parfait

Carl et sa femme Nathalie, nos deux motards nous invitent. Ils nous expliquent qu'ils voyagent 2 fois par an en Thaïlande depuis 10 ans. Nous décelons très vite leur amour de l'Asie et de la route; deux points que nous avons en commun et qui nous ont rendus amis de suite.

Nous expliquons à Carl que notre batterie est à sec depuis que nous sommes sortis de Lille et que de fait, nous n'avons pas de feu stop et même pire : pas de musique...

Carl veut nous aider et nous demande de l'accompagner chez lui pour jeter un oeil. C'est le branchement de la batterie qui est défectueux. Une soudure ne suffit pas, nous essayons de coller le fil sur la batterie. Pour le faire tenir le temps que la colle sèche, nous posons une pierre sur la colle. Mais la colle est trop forte, impossible de la retirer. Nous finissons donc la route avec une pierre collée à la Batterie. En France aussi, Lucky subit des réparations de fortune...

A 18h nous reprenons la route pour Paris. Quelques kilomètres plus tard, nous rencontrons un autostoppeur. Nous nous étions fixé l'objectif de prendre un autostoppeur sur la route. Romain, un lycéen de 16 ans monte avec enthousiasme sur la banquette arrière de Lucky. Nous faisons un crochet pour déposer notre ami chez lui.

Vers 19h30, nous passons près de Roissy et décidons de remplir le réservoir afin d'éviter une panne imprévue dans Paris. Enfin, nous entrons dans Paris, le moteur de Lucky est fatigué mais ronronne toujours. C'est la fin de journée, les vibrations m'ont usé mais impossible de flancher si proche de l'arrivée. Nous entrons dans la jungle parisienne mais Rickshaw ou pas, les chauffards Parisiens ne nous laissent aucun répit. Je reprends mes réflexes des grandes villes, avec la circulation de Bombay, j'ai gardé quelques méthodes...

Direction la Chapelle où se trouve le garage d'Edouard, un ami qui hébergera le rickshaw lors de son séjour à la capitale. Mais à 500 m de l'arrivée, Boulevard de la Chapelle, à coté du passage Brandi, en plein quartier Indien, le rickshaw tombe en panne. Comme s'il était nostalgique, le rickshaw fait un caprice. Impossible de le redémarrer, la bougie est morte. Un indien vient nous apporter son secours :

-"Incroyable, voilà 8 ans que je suis en France et j'ai jamais vu de rickshaw ici ! Laisse moi regarder le moteur, je m'appelle "Lucky"... Véridique !
- "Je suis indien, t'inquiète ! ces engin là ça me connait !"

Malgré la volonté de Lucky d'aider son homonyme à reprendre la route, le rickshaw persiste... Nous poussons donc la bête sur le boulevard de la Chapelle sous le regard atterré de quelques indiens.

A 20H30, enfin, nous arrivons aux portes du garage. Mais la difficulté ne s'arrête pas là, nous devons pousser le rickshaw sur une pente de 20% dans le parking. Personne pour nous aider, nous prenons de l'élan et au 3ème essai nous arrivons finalement à monter la pente. Nous garons le rickshaw qui aura besoin d'une révision.



Photo : Pooja à Lille avant le départ : Nous brisons une Noix de coco sur la route
Photo : Départ

Photo : Nous confirmons la direction à prendre avec les locaux

Photo : En pleine campagne, le rickshaw voit du pays

Photo : Pause café

Photo : Changement de région, Bienvenue dans la Somme


Photo : Route de campagne

Photo : Route de campagne


Photo : Carl, Nathalie, Pascal et leurs familles

Photo : Pascal essai sans grande réussite de souder le fil à la batterie. Nous opterons pour la colle quelques minutes plus tard...

Photo : Devant chez Carl

Merci d'avoir lu l'article jusque bout ! ;)
Prochaines étapes : Balades dans Paris et Photo sous la Tour Eiffel
A très bientôt
Clément

vendredi 11 septembre 2009

Back from Delhi, le Rickshaw reprend du service

Photo : Thib mon "First Class Mecanic" ;)

Après 4 mois sur les routes, je suis de retour à Lille. Avec Jean, nous avons traversé 14 pays à vélo pour rejoindre la semaine dernière New-Delhi en Inde. Ce voyage fut une aventure formidable et j'en garde des souvenirs pour toujours. Si vous souhaitez en savoir plus, découvrez notre blog : www.onetwotree.fr

Mais revenons à notre rickshaw. En février dernier, alors que je venais d'obtenir la carte grise de collection, l'embrayage cassa et immobilisa mon bolide. Je me démena pendant quelques semaines pour le faire réparer. J'avais d'abord porté mon rickshaw dans un garage; Lys moto. Garage auquel je ventais les mérites. Certes, leurs compétences mécaniques sont excellentes, mais leurs tarifs très élevés. 80 euros pour 1 heure. 1 heure dont je me serais bien passée puisque, après avoir ouvert le moteur, ils ont découvert que la pièce cassée est introuvable en France. Génial !


Ce petit séjour en Inde m'a donc permis d'acheter les pièces nécessaires à la réparation du moteur.

A Dehli, j'ai pris le temps et surtout beaucoup de plaisir à faire le tour des garagistes. Revivre pendant quelques jours ce que j'avais vécu l'année dernière pour trouver ce rickshaw. Rencontrer des garagistes indiens est une aventure très sympathique, ce sont des gens simples, qui ne me trouvent pas forcèment à ma place mais qui m'ont aidé dans mes recherches.


Dès mon retour en France, j'ai confié la réparation du rickshaw à Thibault, un ami, véritable garagiste en herbe, il a la mécanique dans le sang. Il bidouille et rebidouille des moteurs depuis l'âge de 10 ans. Devenu un véritable expert et avec mes pièces, Thibault a su réparer mon rickshaw en quelques coups de clefs à molettes.

Grâce à lui, tout juste arrivé de Delhi, après 4 mois sur les routes, je redécouvre le plaisir de conduire mon turbo Jet dans les rues de Lille.

Merci Thib pour ton aide !

Photo : Première sortie après 4 mois au garage

mardi 7 avril 2009

Nouveau Défi : Paris Delhi à vélo

Soif d’aventure, je me lance un nouveau Défi. Avec Jean, un très bon ami, nous allons voyager de Paris (France) à Delhi (Inde) à vélo. Souhaitant apporter une pierre au plus grand défi du XXIème siècle, nous nous engageons à planter un arbre pour chaque kilomètre parcouru.

Paris, Delhi par la route représente une distance approximative de 10 000 km. Nous nous engageons grâce à votre soutient à planter 10 000 arbres.

Nous avons fait appel à l’association “Teriya Bugu” pour la plantation des arbres. Car il ne s’agit pas de les planter n’importe où, mais de réaliser un geste écologique. One two tree va contribuer à un programme d’utilisation des biocarburant pour la production d’électricité. L’objectif du projet est de produire de l’électricité avec de l’huile végétale pure à 100 %. Pour cela nous plantons et nous vulgarisons la culture de la pourghère (jatropha curcas) qui poussent très bien au Mali et dont l’huile est idéale.

L’objectif pour Teriya Bugu est d’ acquérir progressivement l’autonomie énergétique, mais surtout, créer un modèle d’électrification rurale réplicable ailleurs en Afrique.

Pour ce faire, nous allons contribuer à hauteur de 10 000 plants qui viendrons s’ajouter aux 25 000 plants déjà présent.

Visitez le site de l'association

vendredi 13 mars 2009

Merci - Thank You - Shukria - धन्यवाद


The rickshaw is now in France and every time I am driving it, I feel so thank you for everyone who help me making this dream happen.

I would like to thank Basha, Kumar and every mechanic who help me in my quest for a 25-years old rickshaw in Mumbai.

I would like to thank Ravi, the former owner of the rickshaw. Thank you Ravi for the welcome you and your family gave us when Pierre and I came to Chiplun.

I'd like to thank Dyaneshwary. Thank you very very much for your help and the time you spend talking with Ravi in Marathi (local language) in order to deal with him.

I would like to thank Ganesh, for the time he and his mechanic team spend to fix and pimp the rickshaw. Thank you for your reactivity, the Indian style is amazing and the engine is working perfectly.

I would never forget to thanks Pooja and Tanisha for helping me translating with Ganesh and bring them to Ganesh's garage.

I would like to say a big thank you to my shipping team: Sunny and Bilitis for dealing with indian customs and book a container to France. That was definitely one of the most complicated things to do! And you did it mates! You're definitely the dream shipping team!

Thank you Nadine and Marcel, the two agent who deal with the French customs to get the paper work done.

I would like to thank my Grand Father for driving his truck to the port in France to get the rickshaw from the warehouse.

Finnaly, thanks to Pierre, Nicolas, John, Mathieu, my family and the everyone who follow the adventure. You always keep the faith in this project, thank you, you where the engine of this project, thanks to you, I never felt turning back.

Thank you everyone who help me in one way or another to achieve this project.

Thanks all of you where than it wouldn't be possible to make it. I feel so sorry if for some reasons I couldn't show you the rickshaw before I ship it to France. Its probably for a matter of time but I'd like to be grateful to you, so if you come in Lille, I would be please to introduce you my city in the Rickshaw.

Thank you very much all of you

Sincerely,
Clément

Kindly read this article published in the Seventeen India Magazine in September 2008

lundi 23 février 2009

Aujourd'hui l'Inde en France...

Après l'article de Seventeen paru dans la presse écrite, c'est aujourd'hui l'Inde, un site d'actualité sur l'Inde qui parle du projet rickshaw.

L'article fait fureur, déjà 19 commentaires, lâchez-vous